PATRIMOINE


MONUMENT AUX MORTS

Situé sur la place des Anciens Combattants (à proximité de la gare), le monument aux morts de Mézériat rend hommage aux « 49 enfants de la commune morts pour la patrie ».
Ce mémorial, dédié à leur sacrifice et à leur courage, a été érigé par souscription publique et subvention communale, et fut inauguré le 25 juin 1922.

Né du ciseau d'Alphonse Muscat*, il représente une femme, la France, tenant un drapeau dans la main droite, tandis que sa main gauche dépose des fleurs sur la tombe des soldats morts pour elle pendant la tourmente 1914-1918.
Sur les faces latérales du socle sont gravés les noms des soldats tombés pendant la guerre, et la face avant porte l'inscription « à nos morts ».

*Alphonse Muscat (1871-1944), sculpteur bressan, soldat puis réformé durant la Grande Guerre, rendit hommage à ses compatriotes tombés aux champs de batailles en réalisant une vingtaine de monuments aux morts dans notre département.


EGLISE DE MEZERIAT

Située sur la place du Marché, côté sud, en opposition à la mairie.

Il semblerait que l'archevêque de Lyon Humbaud acquit vers 1120 cette église, placée sous le vocable des saints Christophe et André, et en transmit le patronage à ses successeurs qui le conservèrent jusqu'à la Révolution.

Les architectes des XIème et XIIème siècles adoptaient dans notre région des plans et des dimensions modestes. Notre église fut simplement dotée d'une nef, d'une travée sous clocher, et d'une abside.

Les églises du Moyen-Âge étaient construites de façon que les fidèles, qui priaient dans la nef, aient leurs yeux tournés vers Jérusalem. Comme toutes les églises de la plaine de la Dombes à leur origine, celle de Mézériat ne déroge pas à la règle et son abside indique donc la direction du levant.
Celle-ci, demi-ronde, devrait remonter aux origines romanes.

Mais l'église ne possède pas toutes les caractéristiques architecturales du style roman, ce qui laisse supposer qu'elle a été remaniée, probablement au XVIIème siècle (ajout d'une première sacristie).

Les églises de l'Ain ont presque toutes perdu leurs clochers suite à l'arrêté du 6 pluviose de l'an II (25 janvier 1794) car ils symbolisaient l'orgueil de l'église. Le 30 pluviose, le clocher de Mézériat fut démoli jusqu'au niveau de la toiture de l'église. Il fut néanmoins reconstruit en 1825.

L'église de Mézériat existe dans sa configuration actuelle depuis 1854, année au cours de laquelle des travaux importants de rénovation et d'agrandissement ont été entrepris. Au choeur et à l'abside ont été accolées deux sacristies, tandis que la nef, dont un mur s'était écroulé, a été entièrement reconstruite, allongée (de 4 m) et élargie (de 6 m), et divisée par deux rangées de piliers en une grande nef centrale et deux petites nefs latérales, ajoutant ainsi deux chapelles dans les collatéraux du choeur.

Mais un demi-siècle plus tard, en octobre 1908, une partie de la voûte en briques de la grande nef s'est effondrée. Il s'en est suivi le 3 novembre 1908 un arrêté municipal de fermeture totale de l'église.
On en resta là jusqu'en septembre 1918, quand l'évêque de Belley, souhaitant rétablir le culte à Mézériat, demanda saisie du Conseil Municipal sur la question de l'église. Les travaux de réparation de toiture et des voûtes eurent finalement lieu fin 1919.

Le 1er août 1928, le clocher fut touché par la foudre, déclenchant un incendie. A l'automne, les dégâts sur la charpente, les tuiles, et la flèche furent réparés, et un paratonnerre fut installé.

Au printemps 1949, l'état de la toiture fut remis grandement en cause, et de grosses réparations furent entreprises par la commune.

Plus récemment, au printemps 2008, la commune a entrepris des travaux d'embellissement intérieur, le carrelage et les murs accusant une certaine vétusté.
Le tambour a été démonté, laissant entrer plus de lumière et permettant de voir le vitrail en demi-cercle au dessus de la porte principale en bois massif.
Deux bénitiers ont été retrouvés et ont repris leur place originelle.
Une ancienne niche des fonts baptismaux a été découverte et dégagée dans le mur nord.

 

Sur l'arc triomphal du choeur, la fresque réalisée en 1923 par le peintre roumain Démian, représente des personnages de Mézériat.
Le maître-autel, tout en marbre, provient du chapitre de chanoinesses de Neuville-les-Dames.

Notre église présente plusieurs tableaux qui ont été rénovés assez récemment, grâce à l'aide du Conseil Général, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le financement de la Paroisse. Ces 4 tableaux avaient été mal conservés et jamais restaurés.

En 2009, les 2 plus petits tableaux, situés de part et d'autre du choeur de notre église, ont d'abord été restaurés.

« Moïse tenant les tables de la loi » et la « Vierge à l'enfant et au raisin » sont des huiles sur toile réalisées par Antonio Sotti (bien que le second ne soit pas signé car il s'agit d'une copie d'un tableau de maître) et portent la date de novembre 1836.

« Moïse tenant les tables de la loi » est un portrait didactique car  les 10 articles des tables de la loi sont parfaitement lisibles. Le cadre est serré autour de Moïse qui fixe le regardeur.


La « Vierge à l'enfant et au raisin » est d'inspiration italienne. Le geste de l'enfant soulevant le voile de sa mère pour regarder le spectateur est gracieux et permet au regardeur d'entrer facilement dans le tableau. 

 

En 2010 ont été rénovés, à leur tour, les 2 grands tableaux placés de chaque côté de la porte principale.

 

« Saint André » et « La Vierge remettant le rosaire à Saint Dominique » datent probablement du début du XVIIIe siècle. Leur auteur est inconnu mais ces toiles ont été travaillées selon la même technique. Ce sont des huiles sur toile de format 210 x 146 cm.

 

 

 


LA CHAPELLE DE MONTFALCON

La chapelle se situe au hameau de Montfalcon, sur le bord de la route qui relie Mézériat à Polliat.
C'est vers 1270 que l'on trouve une trace de l'église de Montfalcon. A cette époque, Montfalcon était un village avec son église, son château et ses commerces.
La paroisse de Montfalcon fut d'abord sous le vocable de Saint-Saturnin, mais le culte principal y était celui de la vierge miséricordieuse. Cette vierge a sa légende, qui ressemble étrangement à celles de Bourg-en-Bresse, de Pont-de-Vaux, de Mazière... « des laboureurs trouvèrent, un beau matin, une statue de la Vierge dans un champ. Pas un instant, ils ne se demandèrent pourquoi elle était là. Mais, ne voulant point la laisser exposée aux intempéries, ils la portèrent en l'église de Mézériat. Le lendemain à l'aurore, ils ne furent pas peu surpris de la retrouver à la place d'où ils l'avaient tirée la veille. Ils la reportèrent encore à Mézériat, mais toujours la Vierge revint au même endroit. Alors ils comprirent qu'elle voulait une église en ce lieu. »


A la révolution en 1792, l'église et le vieux château furent démolis, mais la statue de la Vierge fut sauvée par les habitants. L'un d'eux, M. Lamy, l'installa dans une chambre de sa maison transformée en oratoire.
Cependant, en 1860, une fille de 18 ans, Jeanne-Marie Prost, pupille de Louis Rivet, légua une terre de 66 ares, dite Terre Blanche ; on recueillit quelques autres libéralités, en particulier de Louis Rivet, et une chapelle fut édifiée sur l'emplacement de l'ancienne église. La statue de la Vierge qui avait été heureusement préservée pu regagner son église le 29 mai 1872.

 

Jusqu'en 1905, date de la loi de la séparation de l'église et de l'état, le culte fut assuré dans cette chapelle, puis la paroisse ainsi que l'administration civile furent réunies à Mézériat. La commune ferma la chapelle et transféra les objets du culte en l'église de Mézériat. La statue fut volée puis restituée dans des circonstances mal définies mais elle avait été sciée à hauteur des genoux.


En 1933, une souscription fut lancée dans l'écho paroissial, des travaux de réfection furent entrepris et la statue repris sa place dans la chapelle restaurée. Plus récemment, en 2000, le comité de la chapelle a réalisé d'importants travaux : électrification, adduction d'eau, rénovation des façades, réfection du toit, illuminations.


Aujourd'hui encore, les habitants de Montfalcon continuent d'entretenir la chapelle et d'en fleurir ses abords. Chaque année, une messe est célébrée le jour de la fête des mères puis est suivie d'une petite fête où l'on peut acheter des tartes et écouter un concert de l'harmonie municipale. Les bénéfices de cette journée servant à l'entretien de la chapelle.

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